BENNY LEVY, TRACES D’UN ENSEIGNEMENT

« Benny Lévy,  traces d’un enseignement ».   59 mn
janvier 2014

Réalisation   Pascale Thirode

 Un soir, vous rentrez d’un cocktail mondain, déprimé…

Un autre soir, vous rentrez d’un cours donné à Jussieu, et malgré le vent glacial qui souffle aux pieds des tours rouillées de Paris VII, vous ressentez une sorte d’euphorie ainsi qu’un certain appétit pour les grandes questions …Tout cela tient beaucoup au talent de Benny Lévy et c’est ce qui m’a porté à filmer un de ses séminaires environ trente heures sur
« l’Alcibiade, dialogue de Platon » en 1996.

Pourquoi ce séminaire ?  Pourquoi l’Alcibiade ?

La double ignorance c’est   » je ne sais pas que je ne sais pas »

La simple ignorance c’est    » je sais que je ne sais pas »

 » Moi,  je pense que … »
comme on le dit couramment dans une discussion de comptoir, est souvent un fait de la double ignorance puisque celui qui le prononce, ne sait pas qu’il ne parle qu’avec des opinions et non pas de la pensée.

Le connais-toi toi-même, oracle de Delphes, est évoqué dans l’Alcibiade, il pose la question de savoir si une personne est à sa place dans la cité, si elle connaît sa place, si elle sait ce qui n’est pas de sa compétence,  etc. Une question de cinéma aussi !

Benny Lévy, par le ton qu’il adopte lors de son enseignement, par  sa présence et par le fait qu’il soit spectaculaire et amusant sans être cabotin, fascine les étudiants puis fait vivre en eux l’envie de réflexion.

Le film est un portrait philosophique de Benny Levy à partir d’extraits du cours « Alcibiade de Platon »  que j’ai filmé à l’Université de Paris 7 en 1996 et  un entretien à Jérusalem  en 1997 où Benny Lévy revient sur son enseignement et son parcours. Des passages de cet entretien rythment le film et lui donnent une dimension réflexive qui met en perspective la singularité de la parole enseignante de Benny Lévy.

Le film nous révèle le caractère actuel de ce dialogue platonicien, d’apparence si austère.